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On the European agenda there are now two essential events that are tightly linked to each other : the reform of the common institutions and the enlargement to come in 2003 or 2005 (the date is still tentative). The Amsterdam Treaty itself, in the protocol on the institutions in the scope of the European Union's enlargement, provided for an institutional reform "at least one year before the European Union counted over 20 member States". A new IGC was convened "in order to re-examine entirely the clauses of the Treaty pertaining to the composition and the functioning of the institutions".

The main goal of the new intergovernmental Conference is to prepare the Europeans for the next enlargement. Those two events add up to the long list of common policies which day after day allow for Europe's construction. The necessity of a reform which would prepare the institutions for the addition of new countries was already states during the debates of the former IGC. But the insufficiency of the reforms passed in Amsterdam was immediately noticed.

As the treaties on which the European Union has been founded cannot be altered except by an intergovernmental conference (IGC) which gathers the representatives of the member States' governments, a new meeting of this type was necessary; bearing in mind that thereafter the implementation of the amendments will be subjected to a ratification in all the member States, in compliance with their respective constitutional rules. Therefore at the end of the year 2000, at the European Council in Nice, the fifteen member States of the European Union will have once more reformed the EU's institutions if of course they reach an agreement.

The former reform is quite recent though. But numerous points had been left in abeyance, among which three points that had been deemed essential in the Amsterdam Treaty and which were to be the object of a future negotiation: the balancing of the votes at the Council, the reform of the number of Commissioners and the extension of the fields requiring a vote by a qualified majority. The European Council of Köln (June 3-4, 1999) made recommendations; the Finnish presidency of the EU took an inventory of all the conceivable reforms and the European Council of Helsinki (December 10-11, 1999) confirmed the mandate of the IGC, adding that "other changes to the treaty might be conceived insofar as they deal with the functioning of the European institutions and ensue from the implementation of the Amsterdam Treaty »[1].

 

The Conference officially began on February 14, 2000 and should theoretically complete its work at the end of the year. The European Council of Helsinki has confirmed this mandate and decided that the ICG would examine the size and composition of the Commission; the balancing of the votes at the Council; the possible extension of the vote by a qualified majority within the Council as well as other changes to the treaties concerning the European institutions in relation with the questions mentioned above and within the framework of the implementation of the Amsterdam Treaty.

Today if you wish to follow the European construction, and most particularly those two major events, several sites are available :

The website of the Commission presents the different steps of the work of the intergovernmental Conference. Here you will find general information on the intergovernmental Conference, the organisation of the work, as well as documents provided by European institutions, member States (especially their stances on the eve of the IGC) and documents that will provide food for thought such as the Dehaene-von Weizsäcker-Simon report or the proposal for a fundamental treaty made by the European Institute of Florence.

To complete this information you may also check the site « Source d'Europe » (European Source) on a regular basis and most particularly the page offering a daily coverage of the events and declarations relative to the European construction as it is seen in France.

Should you wish to follow the evolution of the negotiations towards the enlargement, we suggest the following two sites:

· The General Division of the Commission in charge of this case offers a well-informed site which presents the negotiations, the steps that have already been taken, the action led by the Commission, some key documents, speeches and a database of institutional links.

· EurActiv.com presents a very well made up dossier on the European enlargement  with daily links towards newspaper articles, research centres surveys, a database and a forum.

The website of the European institutions enables you to have access to the different institutions of the European Union. You may thus follow the European Parliament's, the Council's and the Commission's working agendas day by day.

Finally, if you wish to be kept informed of the events, symposia and conferences dedicated to the European studies performed in Europe and in the United States, you might find it useful to check the WebPage of Harvard University which joined the European Institute of Florence for the occasion.

 

Les enjeux de Biarritz Agenda de la CIG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sixième Conférence intergouvernementale

La "CIG" ?


Par Conférence intergouvernementale (CIG), on comprend habituellement les négociations entre les États membres de l'Union européenne en vue de modifier ou de compléter les traités. Il s'agit d'une procédure fondamentale pour l'intégration européenne, puisque tous les changements institutionnels ou qui tendent à octroyer de nouvelles attributions à l'UE ont jusqu'à présent résulté d'une Conférence intergouvernementale. Une CIG est convoquée par le Président du Conseil de l'Union européenne (Conseil), sur la recommandation du Conseil, après consultation du Parlement européen, de la Commission et éventuellement, de la Banque centrale européenne. En pratique, une Conférence intergouvernementale est une suite de réunions qui réunissent les représentants des gouvernements nationaux à différents niveaux, qu'il s'agisse des représentants permanents auprès de l'UE ou des ministres des Affaires étrangères. Elle peut durer plusieurs mois. Les chefs d'État et de gouvernement se réunissent en particulier lors de la phase finale de la CIG, alors souvent marquée par des négociations serrées.
Les CIG successives qui se sont déroulées depuis les années quatre-vingt ont abouti à l'adoption de l'Acte unique européen, du Traité de Maastricht puis d'Amsterdam. La cinquième CIG, convoquée par le sommet européen d'Helsinki en décembre 1999, s'est conclue à Nice en décembre 2000 avec l'accord des chefs d'exécutifs européens sur le Traité de Nice. Les négociations tendues du Traité de Nice ont montré toutes les limites de la méthode intergouvernementale - le Traité issu de ce compromis manquait de lisibilité et de cohérence. Conscients de ces limites et dans la perspective de l'adhésion des dix nouveaux membres à l'Union européenne, les Chefs d'État et de gouvernement présents au sommet de Nice ont fait une déclaration sur le futur de l'Europe, appelant à un large débat sur l'évolution de l'Union européenne, en particulier sur une meilleure répartition des compétences entre l'Union et les Etats membres, le statut de la Charte des droits fondamentaux et la simplification des traités. Sur cette base, le Conseil européen de Laeken (décembre 2001) a convoqué une Convention, composée des représentants des Gouvernements et des Parlements nationaux, du Parlement européen et de la Commission, qui avait pour mission d'élaborer des propositions de révision de l'architecture institutionnelle de l'Union européenne et de préparer la CIG suivante (voir le texte sur le Convention). Ce projet de traité constitutionnel a été présenté alors par le président de la Convention, M. Valéry Giscard d'Estaing, au Conseil européen de Thessalonique en juin 2003, qui a estimé qu'il constituait des fondations solides pour la CIG.

Quelle est la particularité de la dernière CIG ?


La sixième CIG, lancée le 4 octobre 2003 sous par la Présidence italienne du Conseil de l'UE lors du sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement à Rome, fait suite aux travaux de la Convention, réunie entre les mois de mars 2002 et de juin 2003, qui a élaboré et soumis un " projet du traité instituant une Constitution pour l'Europe ". La CIG a eu pour objectif de parvenir à un accord sur le texte de la future Constitution européenne, en s'appuyant notamment sur le projet du traité constitutionnel adopté par la Convention, cependant, sans le modifier dans son ensemble et en préservant son " esprit constructif ". Étant donné que des représentants des nouveaux États membres de l'Union ont été intégrés aux travaux de la Convention, la CIG a poursuivi cette pratique en associant les chefs des États et des gouvernements des dix pays adhérents à ses réunions. Les représentants des trois pays candidats à l'adhésion (Bulgarie, Roumanie et Turquie) y participent en tant qu'observateurs. Un représentant de la Commission participe aux travaux de la CIG qui implique également des représentants du Parlement européen.

Les défis


Cette dernière CIG a été l'objet d'attentes particulières. Alors que le caractère intergouvernemental des négociations sur le Traité constitutionnel a été garanti aux Etats membres qui n'ont pas souhaité renoncer à leurs prérogatives en matière de traités et à leur " pouvoir constituant ", cette CIG diffère des conférences précédentes. En effet, le caractère délibératif et consensuel des travaux de la Convention ayant précédé la CIG a placé les chefs d'Etat et de gouvernement devant la nécessité de préserver en partie ce mode nouveau de délibération, considéré comme plus démocratique, pour parvenir à un compromis qui satisferait tous les 25 Etats membres de l'Union élargie. En pratique, la réponse de la Présidence consistait à inviter les représentants du Parlement européen aux travaux de la CIG dans une proportion accrue. Il s'agissait également de faire preuve de transparence et de visibilité lors des débats, en conformité avec les usages établis par la Convention.
Le temps a également été un défi : il fallait en effet conclure les travaux de la CIG avant les élections au Parlement européen du 13 juin 2004, élections auxquelles les citoyens des nouveaux Etats membres participent pour la première fois. Il s'agissait en bref de tenter de préserver le patrimoine constituant de la Convention, de respecter les délais fixés à Thessalonique tout en prenant en compte les intérêts divergents et parfois contradictoires exprimés par les représentants des Etats. Ce défi n'a pas été sans soulever certaines difficultés.

Le déroulement des travaux


Conformément aux décisions du Conseil européen de Thessalonique, les travaux de la Conférence intergouvernementale se sont déroulés au niveau politique. Les ministres des affaires étrangères ont discuté les propositions de la Présidence italienne, relatives au texte de la Constitution, notamment lors du " Conclave " de Naples du mois de novembre 2003 et ils ont préparé la session de la CIG au niveau des Chefs d'État et de Gouvernement. La majorité des propositions de la Convention ont recueilli l'accord des Etats membres ; certaines provisions ont été complétées, d'autres encore débattues et controversées. La session finale de la CIG, tenue à l'occasion du Conseil européen de Bruxelles, les 12 et 13 décembre 2003, s'est déroulée dans un climat tendu sans parvenir à un compromis. Cette session finale s'est focalisée sur les questions les plus controversées, à savoir le calcul du vote à la majorité au Conseil, l'extension du vote à la majorité qualifiée, ainsi que la composition du Parlement européen et de la Commission.

Les principales difficultés


Lors de la dernière session de la CIG, à la fin de la Présidence italienne, les principaux points de désaccord étaient relatifs à la composition de la Commission et aux modalités de calcul de vote à la majorité qualifiée au Conseil. Ce sont les gouvernements espagnol et polonais qui ont présenté les objections majeures, en s'opposant au principe de double majorité choisi, qu'ils considéraient comme désavantageant par rapport aux conclusions du Traité de Nice. Ce Traité leur avait attribué notamment un nombre de voix important au Conseil (27, à savoir deux de moins que le nombre prévu pour l'Allemagne). Faute d'accord, après consultation avec les délégations, la Présidence italienne a mis un terme à la discussion, considérant qu'un compromis à la baisse était à éviter. Cette incapacité à parvenir à un accord sur le projet de la Constitution a occasionné un malaise et relancé la discussion sur "l'Europe à plusieurs vitesses" qui permettrait aux pays qui le souhaitent d'avancer dans certains domaines selon la méthode des " coopérations renforcées ". La CIG a été provisoirement interrompue pour être reprise sous la présidence irlandaise, en 2004.
Comment expliquer ces difficultés ? D'une part, il est possible de concevoir que le rythme de l'intégration et des Conférences intergouvernementales successives puisse paraître difficile à suivre pour les représentants des nouveaux pays membres. Alors qu'il leur a été demandé de se préparer aux mécanismes de fonctionnement de l'Union européenne arrêtés dans le Traité de Nice, la Convention sur l'avenir de l'Europe a bouleversé certaines de leurs attentes. D'autre part, le veto de l'Espagne, ainsi que des réticences exprimées à plusieurs reprises par des pays comme l'Autriche, la Grèce ou les pays scandinaves, concernant par exemple la composition de la Commission, montrent qu'il n'est pas possible de réduire les divergences de la CIG aux clivages entre les anciens et les nouveaux États membres. Ainsi, la majorité des pays membres s'est prononcée pour une représentation égale au sein de la Commission. Dans l'ensemble, alors que la perspective de la Conférence intergouvernementale en tant qu'instance d'adoption définitive de la Constitution favorisait certains compromis en écartant des propositions trop controversées, elle a en même temps permis aux Etats qui avaient des objections majeures de les conserver pour les négociations intergouvernementales.

Évolution et perspectives


La Présidence irlandaise du Conseil a mené une série de consultations avec les gouvernements des États membres de l'Union et de ceux qui doivent la rejoindre en mai 2004. Le Conseil européen qui s'est tenu les 25 et 26 mars 2004 à Bruxelles a accueilli favorablement son rapport et recommandé la poursuite des travaux de la CIG en considérant " qu'il n'y a accord sur rien tant qu'il n'y a pas accord sur tout ". En pratique, il s'agit plus d'une fois d'établir les règles de fonctionnement de l'UE après 2009. Les points de désaccord essentiels doivent être débattus. Pour la taille et la composition de la Commission, l'équilibre entre son efficacité (proposition d'un collège réduit) et sa légitimité (représentation égale des États membres) doit être recherché. Un système de rotation égale semble une issue envisageable aux divergences des points de vue. Certains États ont demandé une augmentation du nombre minimal de quatre sièges au Parlement européen et ils pourraient être entendus. Enfin, concernant le vote à la majorité qualifiée, un certain nombre de discordances a persisté sur le principe de la double majorité et des seuils relatifs à la population et au nombre des États membres. Si la majorité des Etats se sont prononcés en faveur du principe de double majorité, c'est la proportion de la population qui fait encore question, certaines voix demandant la diminution du seuil de 60% de la population de l'Union.
Au Conseil européen de mars 2004, un accord a semblé se dégager sur la nécessité à trouver un compromis dans les meilleurs délais : le texte du traité constitutionnel doit être adopté lors du Conseil européen de juin 2004. La présidence irlandaise tient à aboutir à un compromis dans les meilleurs délais. Un accord global dépend de la volonté politique de tous les États qui restent conscients des risques qu'entraînerait l'absence d'un accord se prolongeant au-delà des élections européennes du mois de juin 2004.

 

Aujourd’hui, si vous voulez suivre la construction européenne et notamment ces deux événements majeurs, plusieurs sites sont à votre disposition :