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Valéry Giscard d'Estaing, président

Georges de la Loyère, secrétaire général

Jean-Philippe Lachenaud,

Emmanuel Edou, rapporteur général

Jean-Claude Casanova, conseiller.

 

Plus connu sous le nom d'Institut pour la démocratie en Europe, IDE est légalement une association régie par la Loi du 1er juillet 1901, déclarée au Journal Officiel, sous la dénomination "Association pour l'Union de la Démocratie en Europe".

Cette association a pour objet de "favoriser , de promouvoir la démocratie au niveau des collectivités territoriales, nationales ou européennes, afin de contribuer à la formation des citoyens ou des élus ainsi que de promouvoir une large information tendant à protéger et à garantir les fondements sur lesquels repose la démocratie".

Elle est administrée par un bureau qui comprend 5 membres:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valéry Giscard d'Estaing

Valéry Giscard d'Estaing est ancien Président de la République française.

Valéry Giscard d'Estaing est né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne. Son père appartient à la Ligue européenne de coopération économique (LECE), qui prône un espace économique de libéralisation des échanges et d'harmonisation monétaire. A 18 ans, il s'engage dans la première Armée et participe aux campagnes de France et d'Allemagne (1944-1945). Il est décoré de la croix de guerre. Après des études à l'Ecole Poytechnique et à l'Ecole Normale d'Administration, il rejoint l'Inspection des Finances en 1952.

Nommé secrétaire d'Etat aux Finances de 1959 à 1962, puis ministre de l'Economie et des Finances, il fonde en 1966 la Fédération nationale des républicains indépendants (FNRI) qui, 3 ans plus tard, adhère au Comité d'action pour les Etats-Unis d'Europe, suite à l'appel de Jean Monnet, pour soutenir la candidature de la Grande-Bretagne à la CEE.

En 1970, Valéry Giscard d'Estaing exerce la présidence du Conseil de l'OCDE. Après avoir proposé au Conseil des Ministres des Communautés européennes un plan d'Union Economique et Monétaire, il appuie en 1972 le plan Werner qui vise à mettre en place une union monétaire à la fin de la décennie.

En mai 1974, il est élu Président de la République française. Au cours de son mandat, il soutient une politique de relance de la construction européenne avec l'appui du chancelier allemand Helmut Schmidt. Les deux hommes renforcent la coopération monétaire en impoulsant la création du Système monétaire Européen (SME), effectif le 13 mars 1979.

Il s'attache également à donner un nouveau souffle aux institutions européennes. Dans la lignée du rapport Davignon sur la coopération dans le domaine de la politique étrangère (1970), Valéry Giscard d'Estaing propose, afin de relancer la coopération politique européenne, de créer le Sommet européen. Créé en 1974, ce sommet réunit au moins deux fois par an chef d'Etats ou de gouvernement. Ses trois missions principales seront définies lors du sommet de Londes des 29 et 30 juin 1977:permettre un échange de vues des chefs de gouvernement; faire entendre solennellement la "voix de l'Europe"; résoudre les problèmes déjà examinés par les autres organes communautaires. Institutionnalisé en 1986 par l'Acte Unique qui le nomme Conseil européen, il jouera un rôle majeur dans la construction européenne et dans le développement de la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC).

Alors que le Conseil des ministres semble paralysé par le recours à l'unanimité lors des prises de décision, Valéry Giscard d'Estaing prône une application plus fréquente du vote à la majorité. Il désire en effet dépasser l'Europe des Etats, sans aller toutefois vers une Europe supranationale, et défend une troisième voie: la question de la supranationalité devriendrait, pour lui, secondaire, si la coopération entre les Etats était effective.Par ailleurs, il donne son aval à l'accroissement du pouvoir du Parlement européen, dont il accepte non seulement l'augmentation des pouvoirs budgétaires, mais également l'élection au suffrage universel (entérinée, au terme de longues tractations, par l'Acte de Bruxelles du 20 septembre 1976). Les premières élections du Parlement Européen au suffrage universel auront lieu en 1979.

Tout en oeuvrant pour la construction européenne, Valéry Giscard d'Estaing contribue à renforcer la solidarité internationale. Il suggère, en 1975, la création d'un partenariat Nord-Sud qui aboutit aux Accords de Lomé entre la Communauté Economique Européenne et les pays de la zone Afrique, Caraïbe set Pacifique (ACP).

Valéry Giscard d'Estaing fonde en 1986, avec Helmut Schmidt, le Comité pour l'Union monétaire de l'Europe, qui publie, en 1988, un programme pour l'action" dont plusieurs propositions seront reprises par le Comité Delors, alors chargé d'étudier un projet d'Union économique et monétaire.

Entre 1989 et 1993, Valéry Giscard d'Estaing siège au Parlement européen. Il devient alors président du groupe Libéral, Démocrate et Républicain (LDR) jusqu'en 1991. Il milite activement en faveur du "oui" lors de la campagne référendaire sur l'adhésion de la France au Traité de Maastricht. Après l'entrée en vigueur du traité, il prend parti pour l'assouplissement des crtitères de Maastricht (taux d'inflation, déficit de la dette publique...)

Président du Conseil régional d'Auvergne depuis 1986, Valéry Giscard d'Estaing est, de 1992 à 1998, Président de l'Association des Présidents des Conseils régionaux (APCR). Il s'engage alors activement dans la promotion du rôle des collectivités locales au sein de l'Union européenne. Il publie un rapport pour le parlement européen sur le principe de subsidiarité qui sera une des bases du Traité sur l'unin européenne. De 1989 à 1997, il a également occupé la présidence du Mouvement International Européen. Il préside en outre d'Institut pour la Démocratie en Europe.

De 2002 à 2003, il préside, à la demande des les chefs d’Etats ou de gouvernement réunis en sommet à Laeken, la Convention sur l’avenir de l’Europe, chargée de formuler des propositions sur la future architecture institutionnelle européenne. Les travaux achevés le 15 juillet 2003 sont à la base du projet de Traité constitutionnel actuellement en cours de ratification par les 25.

 

Georges de la Loyère

Georges de la Loyère est ingénieur. Compagnon de longue date du Président Giscard d'Estaing, ancien trésorier de l'UDF, il est actuellement membre du Conseil Economique et social (section financière), et de la Commission Nationale Informatique et LIberté, vice-président du Conseil National des Economies Régionales (CNER).

Jean-Claude Casanova

Jean-Claude Casanova est Professeur des Universités, membre de l'Institut, membre du Conseil Economique et Social. Auteur de nombreux articles et ouvrages de référence en économie, il enseigne notamment à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.

Emmanuel Edou

Emmanuel Edou est ingénieur. Directeur général adjoint de PRO BTP, il est ancien directeur de cabinet de Jacques Douffiague, ministre des transports et de Michel d'Ornano. Il est également ancien Président de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat.

Jean- Philippe Lachenaud

Avocat et conseiller à la cour des Comptes, Jean-Philippe Lachenaud est ancien président du Conseil Général du Val d'Oise, dont il est toujours élu.

Il est également sénateur du Val d'Oise, membre de la Commission des Finances, rapporteur spécial du budget Enseignement supérieur et Conseiller.